Chambre des conseillers: éclairage sur les efforts du gouvernement pour remédier aux dysfonctionnements pointés dans le dernier rapport de la Cour des comptes

Rabat – Des ministres ont évoqué, mardi lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers, les efforts déployés pour remédier aux dysfonctionnements dans certains départements ministériels, relevés dans le dernier rapport de la Cour des comptes 2019-2020.

Ainsi, Mme Aouatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, a fait savoir que la vision stratégique du pôle social repose sur des diagnostics et des études préalables qui permettent de mieux définir les besoins des catégories ciblées, tout en veillant à ce que la conception des stratégies se fasse dans une démarche participative.

Une stratégie qui vise à fixer des objectifs en phase avec des attentes et des priorités claires et précises, a-t-elle ajouté, avant de noter que cette stratégie comprend des plans d’action regroupant les mesures à prendre selon un agenda bien défini, outre la mobilisation des moyens nécessaires et la mise en place d’un mécanisme de suivi de la réalisation et d’évaluation.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, a fait état d’une révision profonde et globale en cours des mécanismes de gouvernance concernant l’ensemble du département et ce, dans le cadre du chantier de réforme du système de santé lancé conformément aux Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI, tout en ajoutant que cette réforme sera aussi l’occasion de faire le bilan des réalisations et de mettre en place des mécanismes de suivi de ce chantier.

Il a également mis en avant l’implication de son ministère dans le projet de numérisation totale du département à travers la mise en place d’un système informatique sanitaire intégré et global reposant sur un dossier médical informatisé commun, outre le projet de connectivité des établissements hospitaliers et la mise en place de système informatiques intégrés pour la gestion des médicaments, des ressources humaines ainsi que l’accueil et l’accès à tous les hôpitaux.

Le ministre a, par ailleurs, assuré que son département apporte son soutien aux centres hospitaliers sur les plans des ressources humaines et de la consolidation de leurs capacités de gestion en attendant le parachèvement du chantier de généralisation du système informatique d’hospitalisation, faisant état d’une sous-traitance des activités d’accueil et de facturation avec à l’appui un suivi et un contrôle au niveau des réalisations.

De son côté, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et des forêts, Mohamed Sediki, a mis en exergue les efforts déployés dans le domaine de l’aviculture, un des principaux secteurs de production dans le pays au vu de son importance sur les plans économique et social, et qui plus est, occupe, selon lui, une place prioritaire dans le plan Maroc Vert pour sa contribution prépondérante dans le produit intérieur brut agricole.

Il a noté, à ce propos, que le contrat-programme signé entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole pour les années 2011-2020 a permis de booster la production nationale en viandes blanches qui se chiffre à 685.000 tonnes et 6,55 milliards œufs, parvenant ainsi à l’autosuffisance.

Pour sa part, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younès Sekkouri, a indiqué que l’Agence Nationale de Promotion de l’emploi et des Compétences (ANAPEC) est bien déterminée à garantir l’application et le suivi des recommandations de la Cour des comptes, annonçant que cette agence a, d’ores et déjà, entamé le chantier de mise à niveau du système contractuel avec ses services provinciaux et régionaux tout en planchant sur la mise en place des mécanismes de matérialisation de ses plans de développement à travers la consécration du principe de la spécificité spatiale.

Dans une allocution lue en son nom par la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, il a ajouté que cette agence veille actuellement au parachèvement du chantier de la transition numérique à travers une refondation de son système informatique, soulignant que ce chantier qui sera bouclé avant la fin de l’année en cours, permettra d’asseoir les fondamentaux d’un nouveau système informatique en phase avec la nouvelle stratégie de l’Agence et les évolutions dans le domaine de l’intermédiation sur le plan de l’emploi.

Autre intervention, celle de Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du développement durable, qui a relevé que l’essor démographique que connaît le pays a aggravé les difficultés concernant la collecte et la valorisation des déchets ménagers dont le volume s’élève à 6 millions de tonnes par an, indiquant que le plan national de gestion des déchets ménagers, doté d’un budget d’environ 21 milliards de dirhams à fin 2021 dont une contribution de son département de l’ordre de 3 milliards de dirhams, a permis d’augmenter la fréquence de collecte des déchets dans les centres urbains qui est passée de 44% en 2008 à 96% actuellement.

Elle a ajouté que ce plan a permis également d’augmenter le volume de traitement des déchets dans les décharges contrôlées et les zones d’enfouissement tout en aidant à valoriser les déchets à hauteur de 63% contre 10% en 2008, outre la réalisation de 13 centres de tri et de valorisation des déchets ainsi que la réhabilitation de 66 décharges anarchiques.

De son côté, le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a assuré que le gouvernement est résolument engagé à soutenir les associations pour promouvoir leur action, annonçant que son département a mis en œuvre une nouvelle stratégie régissant ses relations avec la société civile pour les années 2022-2026 et ce, pour en faire un acteur agissant et un partenaire majeur dans le processus de développement avec à l’appui un total de 11 programmes et 21 projets.

Il a souligné, à ce propos, que cette stratégie a été élaborée dans le cadre d’une démarche participative et à l’appui d’un diagnostic dressant l’état des lieux et s’appuyant sur les rapports édités par des institutions nationales dont les rapports de la Cour des comptes, plaidant pour la mutualisation des efforts pour réaliser les objectifs fixés et faire face aux défis posés et ce, de manière à favoriser une matérialisation effective du Nouveau Modèle de Développement.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du commerce, Riyad Mezzour, a fait savoir que son département a pris en ligne de compte les remarques et recommandations contenues dans le rapport de la Cour des comptes au sujet du système national d’infrastructure et de qualité ainsi que l’Institut Marocain de Normalisation, veillant à élaborer une politique nationale de qualité en partenariat avec une soixantaine de partenaires dans les secteurs public, privé et associatif.

Dans une allocution lue en son nom par M. Baitas, il a annoncé l’élargissement du champ des consultations sur la politique nationale de la qualité en vue de son adoption, indiquant que son département veille périodiquement à renouveler les membres du Conseil supérieur de la normalisation, de certification et d’accréditation tout comme les membres de la Commission marocaine d’accréditation et ce, pour une meilleure promotion du rôle des principaux acteurs dans ce domaine.

Source : LA MAP

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